C’était une sombre époque dans le monde du livre : les nouveaux auteurs n’arrivaient pas à se faire éditer. Les maisons d’éditions mettaient leurs manuscrits au « frigo » pendant trois mois puis les leur renvoyaient avec le mot traditionnel « ne correspond pas à la ligne éditoriale ».
Ce qui était vrai ! En réalité les éditeurs avaient muté, ils s’étaient métamorphosés en « releveurs de compteurs ». Ils n’acceptaient que les auteurs déjà célèbres qu’ils s’arrachaient d’ailleurs comme des harpies, ou bien n’éditaient que des gens connus en se moquant de leur qualité littéraire ; le fait d’être « people » étaient pour eux un gage suffisant… de chiffre de vente !
Bref, les auteurs étaient déprimés au lieu d’être imprimés. Ce qui est un comble, il faut bien le reconnaître .
Et alors ? …
…et alors ??....
T… Tt …Td …
...TdB est arrivéééé
Le regard fixé sur la ligne bleue des Imprimantes, le cheveu gominé, le menton volontaire, les pectoraux gonflés à la silicone (Valley), venu tout droit de la planète Edyton l’Agent Littéraire allait faire entendre raison aux éditeurs. Il allait remettre de l’ordre dans les Lettres… ou au moins les lettres dans le bon ordre !
Dernier et digne rejeton de la longue lignée des scribes qui tout au long de l’histoire ont transmis la culture, le savoir et le rêve, réconciliant le stylet et le calame, la plume et le clavier, TdB Editions vint. L’oeil éteint des auteurs s’illumina d’espoir et de convoitise. Des Lettres au Néant ils allaient Naître au Néon… des plateaux TV. Assurément, c’est sûr, incessamment sous peu.
En tout cas des livres voyaient le jour ! Réellement, ils existaient Et pas au compte goutte, non, une salve nourrie, bien pensée dans sa diversité, une centaine en quelques mois. Avec un rythme futur déjà prévu de 40-50 titres nouveaux chaque année. Servi par une charte graphique sobre mais bien identifiable sur les plateaux des libraires.
Hélas...hélas, attaqué sur le net, abusivement dé-référencé du logiciel Electre, TdB Editions a succombé aux malveillances, aux difficultés économiques, etc. C'est bien malheureux pour la culture, pour la littérature et surtout pour la centaine d'auteurs auquels TdB donnait une chance de voir leurs livres exister.
Les auteurs doivent donc reprendre leur bâton de pèlerin, leur besace de mendiant, et leur crécelle de pestiféré, pour essayer de trouver une oreille compatissante ou intéressée par ce qu'ils ont à dire.
Bonne chance à tous mes collègues auteurs et surtout bon courage !